Discours de la commemoration de la Première guerre

Mesdames et messieurs les conseillers consulaires,
Mesdames et messieurs les ambassadeurs,
Messieurs les attachés de défense,
Messieurs les Directeurs de la Pompe France de Santiago et de Valparaiso,
Monsieur le président de l’Association des membres de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du Mérite,
Monsieur le président de l’Association des anciens légionnaires,
Messieurs les anciens combattants et leurs familles,
Chers amis

Le 11 novembre 1918, à 11 heures, les clairons retentissaient sur l’ensemble de la ligne de front afin d’annoncer le cessez-le-feu, et mettre ainsi fin à un tragique et meurtrier conflit, qui, en raison de son ampleur inédite, fut rapidement qualifié en France de « Grande Guerre ».
Cette année, comme vous le savez, nous célébrons le centenaire de la première guerre mondiale. C’est pourquoi, l’ambassade de France et l’Institut Français se sont activement mobilisés pour commémorer ce funeste événement et ont organisé ces dernières semaines toute une série de manifestations sur le thème de la première guerre mondiale. En France et à l’étranger, de nombreux événements commémoratifs du centenaire de la 1ère Guerre mondiale ont également commencé. Tous les pays belligérants y sont associés dans un esprit de mémoire et de rassemblement. La lecture de textes aujourd’hui par des élèves de collèges français et allemand en est une parfaite illustration.

La grande guerre occupe en effet toujours une place particulière dans notre mémoire collective.

Ce terrible conflit, qui a vu deux grands blocs de pays s’affronter pendant quatre longues années, a entraîné la mort de plus de 9 millions d’hommes. La France, pour sa part, a payé un tribut particulièrement lourd avec un million quatre cent mille soldats tombés au combat. Peu de familles françaises ont été épargnées par cette tragédie. Mais de jeunes Chiliens d’origine française ont également trouvé la mort pendant ce conflit. C’est pour rendre hommage à tous ces valeureux combattants et nous souvenir de leur sacrifice que nous sommes en premier lieu rassemblés aujourd’hui.

Mais la « Grande guerre » est également devenue au fil du temps un symbole de rassemblement et d’entente entre les peuples engagés dans ce conflit. La souffrance mutuellement éprouvée a finalement réuni ces peuples. Ceux-ci, souvent présentés jusque là comme des « ennemis héréditaires », sont devenus progressivement des alliés et des partenaires notamment au sein d’une Europe réunie. Le couple franco-allemand est certainement l’illustration la plus achevée de cette nouvelle fraternité, qui trouve ses racines profondes dans la Première Guerre mondiale, matrice de l’Europe d’aujourd’hui.

Enfin, je voudrais insister sur l’héritage que nous avons reçu de nos anciens. Leur abnégation et leur sens du sacrifice nous rappellent que la liberté a un prix et qu’il faut savoir si nécessaire prendre les armes pour la défendre. Nos soldats déployés aujourd’hui sur les théâtres d’opérations extérieurs, notamment dans le cadre des opérations de gestion de l’UE ou des Opérations de maintien de la paix des Nations unies sont à cet égard les dignes héritiers des combattants de 1914 par les qualités dont ils font preuve : courage, volonté, fraternité d’armes, esprit de discipline. Mais aussi par les es valeurs qu’ils défendent : le respect des droits de l’Homme, la défense de la démocratie et la lutte contre l’obscurantisme et le terrorisme que ce soit au Mali, en RCA ou en Irak.

L’héritage des « poilus », c’est également une solidarité concrète, dont il importe de rappeler l’importance cardinale à une époque où l’individualisme exacerbé fait perdre à beaucoup le sens du bien commun. Retrouver la solidarité entre tous les citoyens est devenu ainsi un vrai défi qu’il appartient notamment aux jeunes générations derelever.

Je vous remercie de votre attention./.

publie le 11/11/2014

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