Discours remise de la médaille commandeur de l’ordre national du mérite au général Ricardo ORTEGA (19 05 2010)

Monsieur le ministre de la défense du Chili, Mr Jaime RAVINET,
Monsieur l’ancien ministre de la défense du Chili, Mr Francisco VIDAL,
Monsieur le sous secrétaire des Forces armées, Mr Alfonso VARGAS,
Monsieur le général Directeur des Carabiniers, général Eduardo GORDON,
Monsieur le commandant en chef des forces aériennes du Chili (FACH) (général de l’air Ricardo ORTEGA),
Monsieur le chef d’état major général de la FACH (général d’aviation Javier ANABALON),
Monsieur le commandant du commandement logistique de la FACH (général d’aviation Jorge ROJAS),
Monsieur le commandant du commandement de combat de la FACH (général d´aviation Roberto SARABIA),
Monsieur le directeur des relations internationales de la FACH (général de brigade aérienne Juan Carlos BASCUNAN),
Monsieur les officiers généraux de la FACH,
Messieurs les officiers de la FACH,
Mesdames, messieurs,

Il m’est particulièrement agréable de recevoir dans la résidence de France à Santiago à nouveau une assemblée hautement distinguée de l’armée de l’air chilienne (la FACH) après avoir honoré le général Francisco BARRERA, le 31 mars dernier, pour la qualité de ses services en tant qu’ancien attaché de défense du Chili en France.

Aujourd´hui, nous honorons le commandant en chef de cette magnifique institution militaire qu’est la FACH : le général ORTEGA, qui a été fait commandeur de l’ordre national du mérite par le Président de la République française, Mr Nicolas SARKOZY.

La présence de monsieur le ministre de la défense en titre et de son prédécesseur illustre l’estime qu’ils portent au récipiendaire mais aussi le consensus et la continuité dans le domaine de politique d’état qu’est la défense par définition.

J’apprécie aussi la présence des épouses (et des enfants ?) qui sont venus partager ce moment privilégié pour tout militaire de remise d’une légitime et symbolique récompense.

Le Président de la République française a tenu à honorer le commandant en chef de la FACH compte tenu des excellents rapports de coopération qui existent entre la France et le Chili dans tous les domaines notamment dans celui de la défense.

La venue du ministre de la défense français au Chili, Mr Herve MORIN, fin octobre 2009, reçu admirablement et cordialement par son homologue de l’époque, Mr Francisco VIDAL, la visite plus récente du chef d’état-major de l’armée de l’air français, le général Jean-Paul PALOMEROS, venu assister à Santiago le 19 mars dernier aux festivités de la création de la FACH il y a 80 ans, sont deux passages importants de grandes autorités françaises.
Des activités importantes aéronautiques ont rassemblées aussi récemment les deux armées aériennes.
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La venue de la Patrouille de France lors des célébrations des « fiestas patrias » en septembre 2009, la participation d’un important détachement français à l’exercice multinational Salitre 2009 illustrent la volonté et l’intérêt de s’entrainer ensemble malgré le relatif éloignement géographique.

Relatif car Chili et France restent voisins par une frontière commune maritime dans le Pacifique comme chacun sait ici.

Mais il y a plus important.
Il y a eu une sorte d’attaque surprise de la nature au centre du Chili le 27 février dernier.
_D’aucun pourrait qualifier cela d’un Pearl Harbour tant la surprise était totale et les dégâts subis considérables. Face à cela, la réaction courageuse et énergique du Chili et de ses forces armées, FACH incluse, a été appréciée avec beaucoup d’admiration et de respect par nos autorités politiques et militaires et de tous les observateurs avertis.

En effet, les qualités du personnel de la FACH et la disponibilité de ses équipements ont été particulièrement manifestes durant les missions d’urgence et de secours qui ont suivies. L’organisation du pont aérien entre Santiago et Concepción ainsi que d’autres petites villes isolées, la disponibilité, le sens du service et le dévouement de ce personnel ont permis l’acheminement des produits de première nécessité aux populations éprouvées. Cela ne s’improvise pas et reste le fruit d’une bonne organisation, entrainement et préparation du personnel et du matériel. A la tête d’un tel dispositif performant se trouve un responsable qu’il convient de récompenser légitimement.

Le général Joffre, vainqueur de la bataille de la Marne en 1914, disait « je ne sais pas si j’ai gagne cette bataille mais je sais qui l’aurait perdue ». On peut retourner la boutade et reconnaître au général Ortega, ainsi qu’aux autres grands responsables des forces armées chiliennes d’avoir gagné l’espèce d’attaque surprise qu’a été la terrible catastrophe naturelle de la fin février 2010.

La France reconnaît les mérites et le grand prestige du général ORTEGA et le Président de la République française lui décerne l’insigne de commandeur de l’ordre national du mérite.

General ORTEGA, au nom du Président de la République française, nous vous remettons l’insigne de commandeur de l’ordre national du mérite.

publie le 07/09/2010

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