La France se mobilise pour la COP25 [es]

Communiqué de presse du ministère de la Transition écologique et solidaire (29 novembre 2019).

Événement phare autour des enjeux climatiques, la 25e Conférence des Parties (COP) sur le climat se tient du 2 au 13 décembre 2019 à Madrid, sous présidence chilienne. La France est fortement mobilisée sur l’ambition et l’action climatique, en lien avec les priorités chiliennes : les océans, la biodiversité, l’adaptation, l’économie circulaire, les villes ou encore l’électromobilité.

Objectif de la COP : convaincre les États de prendre de nouveaux engagements plus ambitieux avant 2020

Pour limiter les conséquences du changement climatique, le réchauffement de la planète doit être contenu sous 2°C. C’est l’engagement qui a été pris lors de la COP21 à Paris. Mais pour tenir cet objectif, les États doivent redoubler d’efforts. Le dernier rapport du GIEC montre que la réduction des émissions de gaz à effet de serre n’est pas suffisante et que le réchauffement risque de dépasser 3°C avec des conséquences irréversibles pour l’humanité. Face à cette urgence, l’objectif de cette COP est de convaincre les États de prendre des nouveaux engagements plus ambitieux avant 2020. La COP25 constituera par ailleurs l’étape charnière pour la concrétisation du nouveau régime climatique international, entre l’adoption des règles d’application de l’Accord de Paris à la COP24 et la COP26 en 2020.

La France est fortement mobilisée pour la COP25. La délégation française est dirigée par le Premier ministre Édouard Philippe, qui sera accompagné de la secrétaire d’État Brune Poirson pour le segment des chefs d’État et de gouvernement du 2 décembre. La ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth Borne sera présente en deuxième semaine pour le segment ministériel. Outre les rendez-vous bilatéraux, la France participe à plusieurs événements multilatéraux de haut-niveau. Elle dispose également d’un pavillon où des événements seront organisés tout au long de la COP.

Une décision importante est attendue sur les règles d’application de l’article 6 qui doivent être finalisées à la COP25, puisqu’il s’agit du dernier article sur lequel aucun accord n’a pu être trouvé à Katowice (COP24). Cet article porte sur les systèmes d’échanges de quota d’émissions : les États peuvent en effet coopérer pour atteindre leurs objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

Le financement français dédié au climat

5,08 milliards d’euros de financements climat ont été alloués par la France en 2018. Un chiffre qui répond aux objectifs qu’elle s’était fixés en 2015 (atteindre au moins 5 milliards d’euros en 2020). Parallèlement, la France contribue aux fonds climatiques de la Banque mondiale, au Fonds d’adaptation au changement climatique, au Fonds dédié aux pays les moins avancés ainsi qu’au Fonds multilatéral du protocole de Montréal et à de multiples initiatives (Alliance solaire internationale, initiative CREWS sur les systèmes d’alerte précoce, etc.). Elle s’est également engagée pour la reconstitution du Fonds vert pour le climat permettant la mobilisation de 28 pays pour une contribution de 9,8 milliards de dollars

Une COP bleue

La présidence chilienne a par ailleurs décidé de faire de cet événement une COP bleue, mais aussi une COP de l’action climatique, autour de plusieurs priorités thématiques : les océans dont l’Antarctique, la biodiversité, les forêts, l’adaptation, l’économie circulaire, les villes, les énergies renouvelables, l’électromobilité. Celles-ci rejoignent les priorités françaises, exprimées dans la loi énergie-climat, la neutralité carbone à 2050, le PNACC2 (Plan national d’adaptation au changement climatique), le Plan biodiversité, le projet de loi anti-gaspillage pour une économie circulaire ou la loi d’orientation des mobilités (LOM). La COP25 s’appuiera sur les rapports spéciaux du GIEC sur l’usage des sols (août 2019) et sur océan et cryosphère (septembre 2019).

publie le 02/12/2019

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